K+S NitrogenK+S Nitrogen

L’ENVIRONNEMENT > Les engrais minéraux au service de la fertilisation raisonnée

Depuis ces dernières années, la généralisation du raisonnement de la fertilisation a pu se faire grâce au développement d’outils d’aide à la décision et de produits adaptés.

L’agriculteur d’aujourd’hui dispose désormais de toute une panoplie d’outils qui lui sont d’une grande utilité et ce, pour plusieurs raisons :

  • ces outils diminuent les incertitudes et permettent d’optimiser l’emploi des fertilisants.
  • ils sont agronomiquement validés et reconnus par la profession et les filières.

Les caractéristiques physico-chimiques des engrais de K+S Nitrogen sont adaptées aux besoins, aux techniques de production et d’épandage les plus modernes (granulométrie, dureté, densité, solubilité etc...). L’objectif est de permettre à l’agriculteur d’épandre de façon homogène la dose calculée de fertilisants de manière à éviter ainsi les excès ou les carences.

Application du cadre d'évaluation aux cultures

Les principales caractéristiques révélatrices de la nécessité d'un apport de soufre sont résumées et évaluées par l'attribution d'un certain nombre de points. L'évaluation est pondérée en fonction de l'importance des différents facteurs d'influence.

Procédure

  1. Evaluation de chacune des caractéristiques d'une exploitation.
  2. Report dans la colonne ‹‹Points›› du nombre de points attribués.
  3. Après évaluation de toutes les caractéristiques, totalisation des points.
  4. Conclusion en fonction du nombre qui en résulte.
Pour les Cultures
Evaluation
De 16 à 29 Points d'évaluation : la probabilité d'une carence en soufre est élevée et un apport de soufre par épandage de Basammon 26% Sest nécessaire.
De 30 à 37 Points d'évaluation : les cultures doivent faire l'objet d'une étroite surveillance (cultures agricoles : surtout le colza) une fertilisation avec Basammon 26% S est recommandée.
De 38 à 47              Points d'évaluation : il n'y a pas lieu de craindre une carence en soufre actuellement.

Explication des caractéristiques

Caractéristiques du site

  • Type de sol, teneur en humus, espace d'enracinement disponible
    La nature du sol d'une parcelle permet d'évaluer le risque de migration du soufre vers les couches plus profondes après de fortes précipitations. Le taux d'humus par contre est un critère d'éventuel réapprovisionnement en soufre provenant des substances organiques présentes dans le sol. L'espace d'enracinement disponible fournit un indice sur le volume d'enracinement dont dispose la plante.
  • Dégradations structurelles
    Des dégradations structurelles telles l'embourbement ou le compactage des sols et les semelles de labour entraînent une formation moindre de racines et réduisent donc également l'absorption d'éléments nutritifs par les racines.L'alimentation en éléments nutritifs à partir du sous-sol est limitée. Le risque d'une carence en soufre des sols dont la structure a été endommagée est donc plus probable que pour les sols dont la structure est intacte.
  • Le comportement du soufre quant à sa migration en profondeur étant similaire à celui de l'azote sous forme de nitrates, donne également un indice de faible taux de sulfate.

Conditions météorologiques

De fortes précipitations au cours de l’hiver entraînent un déplacement accru des éléments nutritifs vers les couches profondes du sol. Il faut donc s'attendre à ce que le profil du sol contienne peu de sulfate après des précipitations importantes.

Type d'exploitation

Pour les cultures consommatrices de soufre comme par ex. le colza, le choux ou les légumineuses, les quantités de soufre retirées des terres exploitables à la récolte sont supérieures à la moyenne. La quantité de soufre retirée du sol croît significativement avec le rendement réalisé. Dans certaines conditions, la probabilité d'une nouvelle carence en soufre est grande pour les sols qui en ont déjà souffert au cours des années précédentes.

Couche herbeuse des prairies

La substance organique s'enrichit dans les 10 premiers cm de la couche supérieure du sol au fur et à mesure du vieillissement de la couche végétale. De l'humus se forme qui dégage alors de l'azote et du soufre en fonction des conditions météorologiques.

Fertilisation

La mise en œuvre d'engrais provenant de résidus d'exploitation et d'engrais minéraux caractérisés par des taux non négligeables de soufre (engrais minéraux soufrés, Basammon 26%, sulfate de potassium par ex.) au cours des trois années passées a entraîné une amélioration du bilan soufre du sol. Pour obtenir un tel résultat, l'apport de soufre recommandé est d'au moins 20 kg S/ha par an. Dans les exploitations qui opèrent avec ce genre d'engrais, le risque d'une carence en soufre est moins élevé que pour les exploitations où l’on utilise des engrais très concentrés ne contenant pas de soufre (urée, nitrate d’ammonium, chlorure de potassium).